Registre du commerce suisse : le guide pratique pour la prospection B2B
Le registre du commerce suisse regorge de prospects B2B, mais sa consultation manuelle via Zefix ou les portails cantonaux atteint vite ses limites. Voici comment automatiser la veille par code NOGA et canton.

Dernière mise à jour : juillet 2026
Le registre du commerce suisse est le répertoire officiel qui recense toutes les entreprises inscrites dans le pays : raisons individuelles, Sàrl, SA, associations à but économique, etc. Pour un commercial ou un chargé de développement, ce n'est pas qu'un outil de vérification — c'est aussi une base de données de prospects mise à jour en continu par l'État, gratuitement. Le problème : cette base n'a pas été conçue pour la prospection.
Ce qu'il faut retenir
- Le registre du commerce suisse (Zefix, portails cantonaux) est consultable gratuitement
- 55 654 entreprises créées en Suisse en 2025, un nouveau record
- Aucun filtre sectoriel fiable ni alerte native sur Zefix
- La FOSC publie 1 200 à 1 500 avis chaque jour ouvré, sans moteur de recherche adapté à un usage commercial
- Le code NOGA et le canton permettent de transformer cette donnée publique en pipeline commercial ciblé
- Automatiser la veille évite d'y passer des heures chaque semaine pour un résultat médiocre
Qu'est-ce que le registre du commerce et à quoi il sert vraiment
Chaque canton tient son propre registre, mais toutes les données remontent dans une base fédérale centralisée : Zefix. Concrètement, une inscription au registre de commerce contient :
- la raison sociale et la forme juridique,
- le numéro IDE (identifiant unique de l'entreprise),
- le siège social et l'adresse,
- les personnes autorisées à signer (administrateurs, associés gérants),
- le but social — donc, indirectement, le secteur d'activité.
Comment consulter le registre par canton : Genève, Vaud et Zefix
Trois points d'entrée principaux, selon ce que vous cherchez.
Zefix : le portail fédéral centralisé
Zefix (zefix.admin.ch) est l'index central des raisons de commerce, géré par l'Office fédéral du registre du commerce. C'est le point de passage obligé si vous voulez chercher une entreprise sans savoir dans quel canton elle est domiciliée.
On peut y chercher par :
- Raison sociale — même partielle, un seul caractère suffit pour lancer une recherche,
- Numéro IDE — le plus fiable si vous l'avez déjà,
- Siège social — filtrage par commune,
- Nom d'une personne physique — utile pour vérifier les mandats d'un dirigeant.
La consultation des données de base (nom, siège, statut, IDE) est gratuite. Pour un extrait du registre du commerce certifié conforme ou des statuts officiels, il faut passer commande en ligne, moyennant un émolument.
Registre du commerce de Genève
Le canton de Genève gère son propre portail (app2.ge.ch/ecohrcinternet), qui recense plus de 58 000 entreprises actives. On y télécharge un extrait ordinaire en PDF immédiatement — pratique pour une vérification rapide, mais ce document n'a aucune force légale. Pour un extrait certifié, il faut commander en ligne (frais + délai d'envoi postal), ou se déplacer sur rendez-vous en vieille ville, pour un minimum de CHF 50.-.
Le registre du commerce Genève reste l'un des plus consultés du pays vu la densité d'entreprises dans le canton — sièges internationaux, sociétés de commerce, cabinets de conseil.
Registre du commerce de Vaud
Même logique côté vaudois : le portail de l'État de Vaud (vd.ch/economie/registre-du-commerce) permet de commander un extrait ou des copies de pièces justificatives (statuts, actes constitutifs). L'office est basé à Moudon, joignable au +41 21 557 81 21.
Le registre du commerce Vaud ne traduit pas les extraits par défaut ; une traduction certifiée (allemand, italien, anglais) coûte un supplément d'environ CHF 100.-.
Dans les deux cas — Genève et Vaud — l'information est publique et accessible. Mais elle est organisée pour une recherche ponctuelle, entreprise par entreprise. Pas pour une prospection à l'échelle.
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Les limites de la consultation manuelle pour la prospection
C'est là que le bât blesse. On a testé la recherche manuelle sur Zefix et les portails cantonaux pendant plusieurs semaines pour un scénario type de prospection B2B, et trois obstacles reviennent systématiquement.
1. Le volume est ingérable sans filtre métier. En 2025, la Suisse a enregistré un nouveau record : 55 654 nouvelles entreprises créées, contre 52 978 en 2024 (voir le détail mois par mois et par canton). Rien qu'à Genève, on parle de plus de 58 000 entreprises actives au registre. Impossible de tout parcourir à la main pour repérer les créations pertinentes pour votre activité.
2. Il n'existe pas de filtre sectoriel natif fiable. Zefix permet de chercher par nom ou par siège, mais pas par secteur d'activité ni par code NOGA. Le « but social » affiché est du texte libre, pas une catégorie exploitable en filtre. Pour trouver, par exemple, toutes les nouvelles Sàrl actives dans la construction (NOGA 41-43) créées à Genève ce mois-ci, il n'y a pas de bouton pour ça.
3. La mise à jour est quotidienne, mais éparpillée. Les nouvelles inscriptions et modifications sont publiées chaque jour ouvré dans la FOSC (Feuille officielle suisse du commerce), à raison de 1 200 à 1 500 avis quotidiens. Suivre ce flux à la main, canton par canton, revient à surveiller un fil d'actualité géant sans moteur de recherche adapté à un usage commercial.
Résultat : la plupart des équipes commerciales qui essaient d'exploiter le registre du commerce à la main finissent soit par abandonner après quelques semaines, soit par y consacrer un temps disproportionné pour un rendement médiocre.
Automatiser la veille des nouvelles entreprises avec des alertes par NOGA et canton
La bonne nouvelle : les données du registre du commerce sont publiques et structurées. Elles se prêtent parfaitement à l'automatisation, à condition de les croiser avec deux filtres clés.
Le code NOGA, votre filtre sectoriel
La NOGA (Nomenclature générale des activités économiques), maintenue par l'Office fédéral de la statistique, classe chaque entreprise selon son activité principale — jusqu'à 1 047 codes différents sur 5 niveaux, de la lettre de section (22 grandes catégories) au code à 6 chiffres. C'est la clé qui permet de transformer une liste brute d'inscriptions en liste ciblée : uniquement les cabinets de conseil (code 70), uniquement le commerce de gros (code 46), uniquement la construction (codes 41 à 43).
Si vous ne connaissez pas encore les codes NOGA pertinents pour votre cible, deux outils gratuits simplifient le travail : l'outil IA pour trouver un code NOGA à partir d'une simple description d'activité, et la table de concordance NOGA 2008-2025 pour retrouver un code à partir de l'ancienne nomenclature.
Le canton, votre filtre géographique
Croiser le code NOGA avec le canton (ou même la commune) permet de restreindre la veille à votre zone de chalandise réelle : uniquement Genève et Vaud, par exemple, si c'est votre territoire commercial.
Le principe d'une alerte filtrée
Concrètement, une veille automatisée consiste à :
- Définir vos critères — un ou plusieurs codes NOGA, un ou plusieurs cantons,
- Recevoir une notification dès qu'une entreprise correspondant à ces critères est inscrite ou modifiée au registre,
- Retrouver l'essentiel dans l'alerte — raison sociale, forme juridique, adresse, dirigeants, sans repasser par Zefix.
C'est exactement le type de service que propose Zenyio : une veille automatisée du registre du commerce suisse, avec alertes filtrées par code NOGA et par canton, pensée pour les équipes commerciales qui veulent repérer les nouvelles entreprises pertinentes dès leur création — plutôt que de les découvrir six mois plus tard, quand un concurrent les a déjà démarchées.
Cas d'usage concrets pour commerciaux et prospecteurs
Quelques exemples de scénarios où une veille automatisée change vraiment la donne :
- Un commercial en assurances d'entreprise cible toutes les nouvelles Sàrl et SA inscrites dans le canton de Vaud sous les codes NOGA du bâtiment (41-43). Il reçoit une alerte à chaque création et contacte l'entreprise dans les premières semaines suivant son inscription — le moment où les besoins en assurance RC et perte d'exploitation sont les plus vifs.
- Une agence de comptabilité fiduciaire surveille les nouvelles raisons individuelles et Sàrl à Genève, tous secteurs confondus, pour proposer ses services de tenue de comptabilité dès l'immatriculation — quand l'entrepreneur cherche encore un prestataire.
- Un fournisseur de matériel de restauration filtre sur le code NOGA 56 (restauration) dans les cantons romands, pour identifier chaque nouvelle ouverture de restaurant ou de café avant même son inauguration.
- Une société de recrutement B2B suit les créations d'entreprises dans le conseil et les services aux entreprises (codes NOGA 69-70-71), un des secteurs les plus dynamiques en 2024 avec plus de 5 000 créations recensées, pour proposer ses services de sourcing dès qu'une structure grandit.
- Un courtier en assurance ou en leasing véhicules croise plusieurs codes NOGA liés au transport et à la logistique avec une alerte multi-cantons, pour couvrir toute la Suisse romande sans multiplier les recherches manuelles sur Zefix.
Dans tous ces cas, le principe est le même : transformer une donnée publique difficile à exploiter à grande échelle en un flux de prospects qualifiés, livré directement dans la boîte mail ou le CRM.
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Pour aller plus loin
- Prospection B2B en Suisse : identifier les nouvelles entreprises avant vos concurrents — méthodes, sources de données et canaux de prospection
- NOGA 2025 : la nouvelle nomenclature suisse — tout comprendre sur la mise à jour de la classification NOGA
- Baromètre des créations d'entreprises en Suisse — statistiques mensuelles par canton et par secteur
Questions fréquentes
Le registre du commerce suisse est-il gratuit à consulter ?
Oui, la consultation des informations de base (nom, siège, statut, forme juridique) est gratuite via Zefix et les portails cantonaux. Seuls les extraits certifiés conformes et les copies de statuts officiels sont payants.
Quelle est la différence entre Zefix et le registre du commerce cantonal ?
Zefix est l'index fédéral centralisé qui regroupe les données de tous les cantons. Le registre cantonal (Genève, Vaud, etc.) est l'autorité qui tient réellement le dossier et délivre les extraits certifiés et statuts officiels.
Comment obtenir un extrait du registre du commerce d'une entreprise précise ?
Il faut passer par Zefix ou directement par le portail du canton où l'entreprise a son siège (par exemple ge.ch pour Genève ou vd.ch pour Vaud), puis commander l'extrait en ligne moyennant un émolument.
Peut-on filtrer le registre du commerce par secteur d'activité ?
Pas nativement sur Zefix. Le secteur d'activité correspond au code NOGA attribué par l'Office fédéral de la statistique, mais aucun filtre de recherche public ne permet de croiser directement ce code avec les nouvelles inscriptions. C'est pour combler ce manque que des outils de veille filtrée existent.
À quelle fréquence le registre du commerce est-il mis à jour ?
Quotidiennement, du lundi au vendredi, via les publications de la FOSC (Feuille officielle suisse du commerce), qui diffuse entre 1 200 et 1 500 avis par jour ouvré.
Combien de nouvelles entreprises sont créées en Suisse chaque année ?
55 654 nouvelles entreprises ont été inscrites au registre du commerce en 2025, un nouveau record, contre 52 978 en 2024 et 51 637 en 2023.